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                                                                                                                                                   Événement trop fréquent 

 Je devais écrire un texte sur le monde du rap québécois mais après de récents événements, j’ai décidé de me faire entendre sur un tout autre sujet. Quand on regarde partout dans le monde, il y a des crimes qui, malheureusement, existent depuis les débuts de l’être humain. Il y a de petits crimes pour se faire remarquer et aussi des crimes beaucoup plus grave et qui selon moi ne sont pas assez sévèrement punis. Et oui, je vais vous parler d’agressions sexuelles. Vous allez peut-être vous dire qu’on en parle de plus en plus et vouloir zapper ce texte mais avant, laissez-moi vous dire que personne est à l’abri ! Maintenant, si vous voulez zapper mon texte je ne vous ferai pas la morale car j’ai moi-même souvent passé ce genre de texte. Il serait vraiment dommage que vous manquiez d’information sur ce sujet si cela arrivait à un proche ou à vous. 

Pour tout ceux qui sont encore avec moi, je vais vous dire clairement que ce n’est pas par pitié mais par courage et force que j’ai écris ce texte. Ce texte, est un combat personnel, car j’ai moi-même été victime d’une agression sexuelle à la  mi-janvier.  C’est en fouillant pour trouver des ressources pour m’aider que j’ai été réellement choqué. Les statistiques sont effroyables.  C’est sur les sites officiels de Santé et services sociaux du Québec et Sécurité publique du Québec que j’ai trouvé les statistiques ci-dessous : 

  •  1 femme sur 3 a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans. 
  • 1 homme sur 6 sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie. 
  • Les 2/3 des victimes sont âgées de moins de 18 ans. 
  • 82 % des victimes d’agression sexuelle sont des femmes. 
  • Plus de 75 % des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle.
  • 40 % des femmes ayant un handicap physique vivront au moins une agression sexuelle au cours de leur vie. 
  • 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint. 
  • Près de 8 victimes sur 10 connaissent leur agresseur. 
  • 7 victimes sur 10 ont été agressées sexuellement dans une résidence privée. 
  • Près de 90 % des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police. 

Vous vous demandez d’où viennent ces statistiques ? Se sont 5273 déclarations d’agressions à caractère sexuelle au Québec[1].Je ne sais pas pour vous mais si ce chiffre représente le nombre de déclarations, j’image pas combien elles monteraient si nous pouvions compter celles gardées sous silence. 

Pour faire simple, une agression à caractère sexuel est considérée comme telle immédiatement quand tu dis non  et/ou repousse une personne qui veut avoir avec toi des relations ou des contacts sexuels. Les agressions sexuelles (A.S) sont divisées en quatre grandes catégorie: 1) A.S simples 2) A.S.graves 3) A.S. armées 4) A.S et autres contacts sexuels.  

Peu importe la gravité de l’agression sexuelle, il est très important d’en parler à un proche, à une personne de confiance ou à la police afin de prévenir que cela se reproduise.  Dans ces catégories, il y a des sous-catégories: voyeurisme, pornographie non-consentante, viol, inceste, sexe anal, contacts ou incitation à des actes sexuels, bestialité et corruption et leurre d’enfant au moyen d’un ordinateur. [2] 

N’oublie pas que même un simple baissé que tu ne désire pas est considéré comme une agression sexuelle.   Que tu sois nue ou habillé, dans aucun cas tu dois te sentir responsable des actes de l’autre.  Si tu crois avoir été victime d’une agression sexuelle voici quelques endroits ou tu pourras trouver de l’aide: La  Maison des Jeunes de ton quartier, Tel-Jeune, la police, CAVAC, CLSC, ta famille et tes amis. Il ne faut surtout pas céder à la panique et garder le secret. Il faut en parler peut importe l’aide que tu que choisiras. 

On se demande tous qu’arrive-t-il après ?  Selon moi, les conséquences pour les agresseurs ne sont rien à comparer à ce que la victime a subie ou subira. La victime devra vivre avec cette marque toute sa vie. Problèmes de toutes sortes : physique, psychologique, économiques, sociaux, familiaux, d’alimentation, de dépendance, sexuels et/ou relationnels, de colère ou d’anxiété. Est-ce qu’une sentence de deux à six ans de prison est réparatrice du geste posé et de ses conséquences? Maintenant, les tests d’ADN sont plus précis, quelle sentence devrait-on leur donner? Est-ce que les sentences devraient être plus longues pour les agressions sexuelles portées sur des mineurs? Comme vous le savez, les criminels jugés pour des cas d’agressions sexuelles sont séparés des autres détenus, serait-ce une protection des agresseurs par le système? Est-ce vraiment équitable? Je vous laisse sur ces questions. Que pensez-vous de tout cela? Que ressentez-vous? Suis-je la seule à être dégoûtée et déroutée devant ça? Je suis certaine que non, alors gardez l’œil ouvert et levons-nous pour combattre cette cause. Un cours d’autodéfense peut être un bon moyen de prévention. Sur ces petits conseils, j’espère que vous avez aimé mon texte. Les prochains porteront sur l’intimidation et le monde du Rap québécois.

 Merci d’avoir lu Malue,

À la prochaine.

[1]          http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/agression_sexuelle/index.php?des-chiffres-qui-parlent

[2]          http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/publications-statistiques-police/statistique-agressions-sexuelles/statistiques-agression-sexuelle/agressions-sexuelles-2012/13113/13125.html

 

FORMATION VOX-POP avec FRED DUBÉ

 

J'ai peur d'être «Noob»- La stagiaire

Dans le cadre de mon cours relié à mon stage, je dois écrire des réflexions professionnelles. Une des craintes que j'ai, c'est d'avoir l'air NOOB, bref une débutante. De ne pas avoir l'air assez professionnelle.

Il m'arrive souvent que mes ados me pose des questions du genre «Mel, c'est quoi l'amour?», «Comment je fais pour savoir que c'est le bon/la bonne?», «Est-ce que ça se peut, d'être juste attiré par le physique de quelqu'un sans l'aimer?» Si vous saviez à quel point ça me fait plaisir quand vous me posez des questions !!!

Mais... Attend une minute... Et si je vous disais juste n'importe quoi? Une mini crainte me serre l'estomac chaque fois. Et si je vous transmettait des valeurs subjectives, plutôt que de jouer mon rôle d'éducatrice à la sexualité de façon objective?

Vous êtes tellement tous différents en plus ! Vous êtes vite, débrouillard, vous êtes drôle (vous me faites TOUT LE TEMPS RIRE), vous êtes ouvert d'esprit, pis vous aimez ça apprendre de nouvelles choses!  Bref, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, pour tout ça.

Plutôt que de  vous répétez des réponses prémâchées, je préfére souvent vous questionner sur comment vous vous sentez par rapport à ce que vous me demandez! Oh god que vous aimez pas ça ! Mais grâce à ses questions-là, je peux vous faire comprendre par vous-même ce que vous savez déjà un p'tit peu !

Je vois des couples se faire, se défaire et se refaire depuis le début de mon stage. Vous vous mettez en couple rapidement, vous rendant compte après quelques jours que l'amour n'est pas au rendez-vous, que l'autre n'est pas la personne que vous pensez, ou qu'une autre personne pourrait être plus intéressante.

Les premiers amours, c'est important. Je ne peux pas vous dire n'importe quoi. Parfois, votre naïveté d'adolescents est importante à votre développement: Ça vous pousse à essayer pleins de choses pis c'est cool! Les mots que j'utilise en tant qu'intervenante ont un impact. Je dois réfléchir à cet impact avant de prononcer mes mots.

Au fond, je suis qui moi pour lui dire ce qu'il doit penser? Ma façon de penser, c'est la société qui m'a incité à l'avoir, à la construire. Je préfère me considérer comme un guide, auquel vous pouvez vous référer, et qui vous permet de trouver la réponse au fond de votre toi ! (Ouff, c'est presque spirituel!).  

En 2014, il est difficile de trouver nos repères en ce qui a trait l'amour. Ma génération se cherche, ne sais plus comment aimer, ne sait plus être amoureux. Quand je vous regarde, mes Rawesome teens en couple, je vous trouvent beaux, tellement amoureux, tellement candide. Et cela n'a rien de péjoratif. Être pressé de finir son cours pour rejoindre son chum à sa «case», le texter jusqu'a tard la nuit parce que tu n'as pas envie d'arrêter de lui parler, être coller, et juste rien faire, même pas parler. Je crois que vous avez beaucoup plus a m'apprendre sur l'amour que ce que je pourrais vous dire. Mais, à travers tout ça, je sais que je peux vous guider vers des choix plus éclairé, vers des relations amoureuses plus saines, plus épanouissantes, vous aidez à vous questionnez sur vous même, parce que comment peut-on aimé sans s'aimer soi-même? Je crois que mon travail est plus à ce niveau. Et ça, c'est quelque chose que j'ai compris cette année.  

Je me souviendrais toujours d'un jeune qui m'a dit : Mélina, sent toi pas noob, moi c'était la première fois que je parlais à une intervenante de «ça»! Je lui est fait un highfive, pis je lui est dit «Excellent, on a été noob ensemble !».

Je vous luv :-)

Entrevue avec TAXI MOOD